La peur post-diagnostic

L’annonce du diagnostic d’une maladie grave, longue et impliquant des soins difficiles à supporter, fait basculer la personne concernée dans une autre dimension. Que ce soit un cancer, ou une maladie chronique auto-immune, lorsque nous nous savons atteint par une telle « vacherie », nous atterrissons sur une autre planète. Nous regardons les autres comme étant dans le camp des « bien portants » et nous, nous sommes dans celui des « malades ». Toute la réalité du monde se repeint, nous vivons dans une version où les couleurs se sont inversées, comme sur le négatif d’une pellicule photo. La peur redéfinit tout : peur de la maladie, peur des traitements, peur de l’hôpital, peur d’avoir mal, peur de souffrir, peur de mourir, peur des transformations de notre corps, peur des possibles handicaps à venir, peur de ne plus jamais être pareil-le, peur que « ça se voit » comme un tatouage au milieu de la figure, peur du regard des autres, peur du jugement, peur de ne plus être aimé-e, peur de ne plus être désiré-e, peur de s’arrêter et de ne plus travailler, peur de ne pas tenir le coup, peur de ne pas être à la hauteur de l’épreuve, peur d’être un poids pour notre entourage, peur de devenir définitivement une version moins belle et moins performante de nous-même...

Cette liste est loin d’être exhaustive, mais heureusement chaque personne ne ressent pas obligatoirement toutes ces peurs en même temps et certaines ressentent même presque, à l’inverse, un soulagement à l’annonce du diagnostic, comme si le fait de savoir enfin contre quoi elles allaient devoir se battre les tranquillisait un peu. Leurs projections se trouvent alors circonscrites dans un cadre très précis, et tout ce qui n’en fait pas partie peut s’évacuer.

Physiologiquement qu’est-ce qui se passe ?

Toutes ces peurs maintiennent notre système nerveux en mode « sympathique », qui peut paraître ici bien mal nommé, c’est à dire le mode de la survie, de l’hyper vigilance, comme si l’animal qui est en nous risquait à tout moment de se faire attaquer par un prédateur. C’est absolument épuisant à moyen-long terme car ce processus vide les réserves d’énergie du corps en affaiblissant les glandes surrénales qui produisent du cortisol à tout va pour assurer la survie dans ce tsunami émotionnel. Il en résulte une grande fatigue accompagnée d’une chute de tonus physique, un moral en berne, avec le cerveau qui tourne en boucle sur des préoccupations qui ne lâchent jamais, et la sensation de ne plus pouvoir se reposer vraiment, avec un sommeil perturbé la nuit, et des phases d’abattement dans la journée durant laquelle le sommeil tombe d’un coup, lourd mais de courte durée et sans véritable récupération. Et souvent, en plus de tout cela, des perturbations du système digestif et un cortège de tensions musculaires apparaissent.

Les massages sonores vont permettre de faire rebasculer le système nerveux en mode parasympathique, c’est à dire le mode de la détente, de la récupération profonde, de la confiance, ce qui va permettre un rééquilibrage énergétique et un apaisement psychique, émotionnel et physique.

De quelle manière ? Par l’action des ondes et des fréquences sonores, produites par les bols chantants, les diapasons ou autres instruments, qui vont brasser l’eau du corps, jusqu’au cœur des cellules , dont celles du système nerveux par le biais du nerf vague, comme une douce caresse, lui permettant de se mettre en pause, de quitter le mode de la survie pour enfin se reposer dans celui de la détente, et enfin se ressourcer.

Toutes ces peurs dont nous avons parlé sont pour beaucoup des fantasmes, des projections négatives sur un avenir qui paraît sombre, mais dont, honnêtement, nous ne savons rien. Pour autant, ces projections perturbent pour de bon, très physiquement, le fonctionnement du corps, et les symptômes sont bien réels.

La sonothérapie aide à relativiser et mettre à distance ces peurs grâce aux sensations très physiques des ressentis de la détente dans le corps, et du bien-être qui en résulte. Elle nous reconnecte à notre capacité à lâcher-prise, et au soulagement de ressentir malgré tout son corps comme une source de bien-être, de plaisir et de sérénité.

Elle est, en cela, une alliée précieuse des soins hospitaliers et des psychothérapies, permettant aux personnes de mieux supporter leurs traitements, et de garder un contact « plaisir » avec leur corps, qui n’est pas considéré comme uniquement « malade » mais au contraire, comme source de profond bien-être.

Si vous êtes concerné par cette situation, je vous propose une séance « découverte » de 40 minutes à 30€ pour que vous puissiez tester cette approche avant de vous lancer dans un véritable accompagnement.

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